Depuis quelques années, la justice s’adapte aux évolutions du numérique.

La criminalité, en matière de E-réputation, ne cesse d’évoluer, parallèlement au développement des moyens de communication.

Si les réseaux sociaux sont devenus le moyen le plus efficace de diffuser de l’information, il s’agit aussi d’un terrain de jeu extrêmement prisé par la cyber-criminalité.

Cette criminalité s’exprime à travers des actes de harcèlement, de diffamation, d’atteinte à la vie privée.

La jurisprudence s’est adaptée à cette nouvelle forme de criminalité, et par un arrêt du 13 avril 2016, la Cour d’appel de Paris a privé de liberté (un an de prison ferme) une femme qui avait utilisé les réseaux sociaux afin de commettre des actes de malveillance et de harcèlement à l’égard de ses ex-compagnons. Il est précisé que “les faits ont été commis durant de nombreux mois au préjudice de plusieurs victimes qui en ont été profondément affectées” .

Les juges ont retenu la qualification de violence avec préméditation, consistant dans la création de fausses pages sur les réseaux sociaux avec publication d’informations diffamatoires, d’usurpation d’identité numérique, de messages électroniques injurieux  et a ainsi condamné la jeune femme pour violence avec préméditation consistant en des messages électroniques à caractère injurieux, d’usurpation d’identité numérique via la création de fausses pages sur les réseaux sociaux diffusant des informations fausses et diffamatoires, appels téléphoniques malveillants et atteinte à l’intimité de la vie privée par fixation ou transmission de l’image d’une personne.